Il y a 30 ans: une Minardi en tête

Au cours de leurs 21 années en F1, les monoplaces Minardi on parcouru 26 827 tours dont un en tête lors du gp du Portugal tenu il y a 30 ans.

Montant les gommes Pirelli de qualifications lors de la séance du vendredi, Pierluigi Martini crée la surprise en signant le troisième temps de la séance (1’16’’938) étant devancé uniquement par Senna (McLaren – 1’15’’496) et Berger (Ferrari – 1’16’’799).

‘’La voiture s’est très bien comporté, les pneus aussi et je suis très heureux. Ce qui s’est passé aujourd’hui est le résultat de huit ou neuf mois de travail non seulement de Minardi mais aussi de Pirelli, qui a fourni des pneus très compétitifs. Il reste encore beaucoup de travail à faire et je vais faire de mon mieux pour garder ma position lors de la deuxième séance.’’

Alors que 15 pilotes améliorent leurs temps lors de la 2e séance de qualifications tenu le samedi, Martini n’y parvient pas lors de ses deux premières tentatives et lors de sa troisième, il part en tête-à-queue, sa monoplace s’immobilisant sur un vibreur ce qui oblige le directeur de course à suspendre la séance pour enlever la monoplace de sa position instable et dangereuse. Le temps enregistré la veille permet tout de même à Martini de prendre le départ de la 5e position, soit sa meilleure qualification ainsi que celle de l’équipe.

Pour la course, le soleil brille sur le circuit d’Estoril, la température extérieure se situe à environ 28 degrés, ce qui pousse tout les pilotes Pirelli à chausser la gomme tendre. Au départ, le détenteur de la pole Ayrton Senna se fait dépasser par Berger, alors que Mansell (Ferrari), Prost (McLaren), Martini, Patrese (Williams), Caffi (BMS Dallara) et Boutsen (Williams) conservent leurs positions.

Départ de la course, Martini est 5e

Les six premières positions n’ont pas bougé au 5e tour, Martini étant à 2 secondes de Prost alors que Patrese et son coéquipier Boutsen son respectivement à 1 et 3 seconde de la Minardi.

Martini sous pression par les Williams

Si Prost réussi à creusé l’écart avec Martini, celui-ci étant de 9 secondes au 25e tour, le pilote de la Minardi est toujours sous pression par les deux pilotes Williams, qui son à l’intérieur d’une seconde.

Les arrêts aux puits pour le groupe de tête commencent au 27e tour lorsque Prost s’arrête pour changer ses pneus, ce qui fait monter Martini à la 4e position. Il sera imiter par Berger (34e tour, 6.8s) et Senna (35e, 12.94s) ce qui permet à Martini de pointé en 2e position à 24.067 secondes de Mansell après 36 tour.

Classement après 36 tours

Soulagé de la pression de Patrese qui s’est arrêter au début du 39e tour, Martini voit le meneur s’arrêter à la fin du 39e tour.  Avec une avance de 28 secondes, l’arrêt ne devrait pas avoir de conséquence en piste puisque la durée totale pour un changement de pneumatique est d’environ 26 secondes. Cependant, Mansell rate son box et s’arrête deux mètres plus loin. Alors que les mécaniciens de Ferrari se précipitent pour le ramener, il préfère enclencher la marche arrière ce qui est interdit et qui lui vaudra une disqualification.

Tout ce brouhaha dans les puits permet à Martini de croisé la ligne de départ/arrivé au 40e tour en tête de la course suivi de très près par Berger (+ 0.032) et Senna (+ 0.449). Avec des pneumatiques en fin de vie et bouchonné par le retardataire Philippe Alliot (Larrousse), Pierluigi ne parvient pas à creusé l’écart avec Berger qui dépasse l’italien juste avant le début du 41e passage, Senna faisant de même dans la parabolique intérieure.

Berger complète sa manœuvre de dépassement au 1er virage

Revenu en piste en 4e position, Mansell dépasse Martini au 42e tour, ce dernier s’arrêtant pour de nouveaux pneus (18s) lors du passage suivant.

9e à son retour en piste et malgré un set de Pirelli moins adhérent, Martini se maintient à 5 secondes de Nannini (Benetton) au 46e tour, se retrouvant 7e suite à l’accrochage de Senna et Mansell (qui s’est vu montré le drapeau noir a trois reprises mais qui continue a roulé) au 49e passage. Maintenant la pression sur le pilote de la Benetton (écart de 7 secondes au 59e tour), Martini monte à la 5e position au 61e tour suite au double abandon des Williams.

Bien installer dans les points, Martini renonce au 62e tour à poursuivre Nannini car sa nuque, sollicitée par la force centrifuge, le fait souffrir. Il termine la course en 5e position à 1 tour du vainqueur Gerhard Berger.

« Ce fut une belle course pour moi, la voiture fonctionnait parfaitement et j’ai pu en profiter. Mon seul problème est qu’après avoir changé les pneus, mon cou a commencer à me faire souffrir, mais heureusement, j’ai pu maintenir le rythme et occuper la cinquième place, ce qui garantit pratiquement à l’équipe de ne pas avoir à disputer les pré-qualifications l’année prochaine ».

Tour par tour. Pierluigi Martini = MAR (Copyright: statsf1.com)

(SOURCES : Auto Hebdo Sport, El Mundo Deportivo, Motor 16, Motor Sport Magazine, statsf1.com)

Publié par Jean-Michel Boileau

Passionné de F1 et de course auto depuis 1996, je suis tombé en amour avec Minardi en 1997. Les projets avortés et les histoires de coulisses sont mes préférences

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :